Nicolas Hulot a annoncé, le 27 avril dernier, lors d’une interview, l’éventuelle introduction d’un bonus-malus à la vente de logements. Dispositif très mal accueilli par les professionnels du secteur.

 

Dispositif toujours à l’étude

Lors de l’annonce, c’était la stupéfaction, et surtout la colère des acteurs de l’immobilier et de la construction.  Ces propos ont déclenché l’incompréhension du côté de la Fédération Française du bâtiment (FFB). D’après Jacques Chanut, président de la FFB, une telle mesure « pénaliserait avant tout les territoires déjà en difficulté, où le coût d’une rénovation énergétique équivaut à une part très importante du prix d’un logement ».

« Ce dispositif n’est pas dans le plan de rénovation énergétique, mais il est toujours à l’étude et dans les semaines qui viennent, on tranchera sur le meilleur dispositif », avait expliqué le ministre. « Je ne veux pas l’imposer mais moi j’y suis plutôt favorable. »

Le DPE à revoir ?

D’après Géraud Délvolvé, délégué général du syndicat, il serait absurde de mettre en œuvre une telle mesure, puisque le « thermomètre » permettant d’évaluer la performance énergétique des logements est cassé. « Le diagnostic de performance énergétique doit être réparé, et le label RGE mérite d’être renforcé : tant que nous n’avons pas les outils permettant de jauger la performance des logements et la qualité réelle des travaux, comment pourrait-on instaurer un bonus-malus de ce type ? », questionne Géraud Delvolvé.

 

Ce dispositif ne serait « pas efficace » et viendrait trop tôt. L’Unis n’est pas, en principe, contre le procédé, mais le tempo du Gouvernement ne serait pas le bon.  «Cela nous convient. Mais passer à l’acte maintenant serait la pire des solutions. »