Les Trois Roches, spécialiste de la gestion de patrimoine issu du parc HLM, s’intéresse à la question de l’APL.

Depuis sa création en 1977, l’aide personnalisée au logement a souvent été critiquée. Aujourd’hui ce dispositif est au coeur de l’actualité depuis l’annonce du gouvernement qui prévoit de réduire l’APL de 5€ mensuel dès Octobre.

Dans son rapport publié en Juin dernier, la cour des comptes met en avant ses réserves concernant l’efficacité du dispositif d’aide. De plus, plusieurs économistes du CEPREMAP (centre pour la recherche économique et ses applications) ont souligné dans un rapport de 2015 le côté inégalitaire et inflationniste de l’APL.

Quelles pistes pour réformer l’APL ?

A partir de ce constat, il semble légitime de se poser la question d’une réforme de l’aide au logement. Pour cela plusieurs pistes peuvent être envisagées : dans un premier temps, il est possible de transformer les critères d’attribution de l’aide pour que celle-ci ne dépende plus du loyer. Ainsi les économistes du CEPREMAP recommandent de ne tenir compte que du revenu et de la structure du ménage ainsi que de la zone géographique. L’objectif ici est de limiter les effets inflationnistes sur les loyers du privé, les loyers sociaux étant quant à eux plafonnés, et de réduire les inégalités liées à l’attribution de l’APL.

Une seule aide pour le logement

Enfin, dans le cadre d’une refonte complète du système d’aide au logement, il peut également être envisager d’unifier les différentes prestations sociales. Ainsi, regrouper l’APL avec l’ALF (Allocation de Logement Familiale) et l’ALS (Allocation de Logement Sociale) permettrait de simplifier le système existant.