Découvrez la seconde édition de l’étude menée par YNEVAL, sur les honoraires de syndic, pour laquelle 113 cabinets de syndics ont été sollicités.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le constat : une forte hausse des honoraires de base pour les petites copropriétés en comparaison des tarifs pratiqués en 2017.

Pour rappel, la Loi ALUR a imposé un contrat-type afin d’améliorer la lisibilité des contrats de syndic et assurer une meilleure comparabilité. La limitation du nombre de prestations annexes facturables a indéniablement permis d’atteindre partiellement cet objectif. Aussi, Les tarifs des prestations annexes comprenant la préparation et la tenue d’une assemblée générale ou d’un conseil syndical supplémentaire ou encore la modification du règlement de copropriété ont diminué de plus de 3% à Paris et en Ile de France.

Néanmoins, la présentation complexe de ce contrat ainsi que sa taille (13 pages) complexifie la comparaison des offres alors que les copropriétaires ont plus que jamais besoin de connaître précisément la nature de leur engagement et le positionnement tarifaire de leur syndic.

Le forfait de base, facturé par les syndics quelle que soit la taille des copropriétés, est en hausse.

A Paris, dorénavant le syndic facture au minimum 4.085 euros TTC pour gérer une copropriété contre 3.707 euros en 2017, soit une hausse de 10,2%. En Ile-de-France, il faut désormais compter 3.406 euros contre 3.166, soit une hausse de 7,6%. L’écart le plus frappant est constaté à Lyon où le forfait minimal est passé à 2.503 €, contre 2.075 € en 2017, entrainant une hausse de 20,6%. Alors que ce forfait ne dépend pas de la taille de la copropriété.

Les copropriétés de moins de 10 lots sont les plus impactées par cette nouvelle tarification.

Du fait d’un contexte réglementaire de plus en plus lourd (immatriculation des copropriétés, fonds travaux, extranet…) et des investissements nécessaires afin d’y faire face (notamment informatiques), les syndics ont revu fortement à la hausse leurs tarifs pour les petites copropriétés. C’est à Paris que l’on remarque la plus forte hausse avec une augmentation de 23,2% entre 2017 et 2018 pour les copropriétés de 10 à 20 lots principaux. En Ile de France – Hors Paris – et à Lyon les tarifs pour ces petites copropriétés ont tout de même augmenté de plus de 6%.

Ce phénomène de hausse est principalement constaté dans les petites résidences comprenant moins de 10 lots. Ainsi pour 2018, les honoraires de syndic par lot principal atteignent 419 € à Paris (contre 374 € en 2017). En Ile-de-France – hors Paris – il faut compter 350 € (contre 315 € en 2017) tandis qu’à Lyon, le montant atteint 304 € (contre 276 € en 2017).

A l’inverse au sein des copropriétés de taille intermédiaire les honoraires de syndic se stabilisent

Après une période récente marquée par de fortes hausses, on constate pour la première fois une stabilisation des honoraires de syndic sur les résidences de plus de 50 logements. Cela s’explique principalement par la très forte augmentation du nombre de mises en concurrence du mandat de syndic au cours des 2 dernières années, dans la foulée de l’obligation de mise en concurrence imposée par la Loi ALUR. Pour les résidences de 50 à 100 lots principaux, l’augmentation des honoraires de syndic est comprise entre 1,1% et 2,0%.

Ainsi, comparés à 2017, pour les copropriétés comprenant entre 51 et 100 lots, les honoraires de syndic augmentent de 2,0 % à Paris (passant de 217 € à 221 €), de 1,1%, en Ile-de-France – hors Paris – (passant de 211 € à 213 €) et de 1,5% à Lyon (passant de 195 € à 198 €).

« Cette étude permet de souligner un des effets pervers de la Loi ALUR : la multiplication des dispositions obligatoires et ce, quelle que soit la taille de la copropriété, a provoqué une hausse très importante des honoraires de gestion sur les petites copropriétés. Ces dernières doivent dorénavant débourser plus de 4000 euros par an à Paris afin d’être gérées par un syndic professionnel. D’un autre côté, il est évident que la Loi ALUR a permis de stabiliser les honoraires de base sur les copropriétés de plus de 50 lots en imposant une mise en concurrence obligatoire du mandat de syndic tous les 3 ans »indique Rachid Laaraj, Directeur Général de SYNEVAL.